Ambergris Caye, Bélize

Des eaux turquoise. Un récif sublime densément peuplée. Des lamantins, des mangroves. Le paradis.

Un couple d’amis, ma femme et moi-même, nous nous sommes rendus dans cette île au large de Belize en janvier, histoire de sortir des sentiers battus et afin d’explorer le deuxième plus grand récif au monde. Nous avons séjourné au Tranquility Bay Resort situé à 40 minutes en bateau de l’extrémité sud de l’île et de la grande ville de San Pedro. Peu de mots peuvent décrire l’hospitalité qui nous a été prodiguée au cours de notre séjour. Quand nous sommes arrivés, on nous a dit de laisser nos bagages sur le quai parce que «la chose la plus importante à faire était maintenant de boire un cocktail de bienvenue !

Dès lors, nous partageâmes sainement notre temps entre profiter des boissons au bar aquatique, se reposer dans notre phénoménale Suite du Premier Ministre, et découvrir la vie sauvage tout autour de nous.

Le Bar « Tackle Box& Gril s’avance d’une trentaine de mètres dans la mer et sert des plats typiquement béliziens tous plus excellents les uns que les autres ainsi que de redoutables cocktails. Le personnel n’aurait rien pu faire de plus pour qu’on se sente davantage à la maison et pourtant, nous n’avions absolument aucune envie de rentrer !

Nous avons passé beaucoup de temps dans l’eau. Entre les bains juste en face de l’hôtel, la plongée derrière le récif, les excursions pour voir les requins, les raies, les lamantins ainsi que la visite d’un site archéologique maya, nous avons trouvé un bon rythme alternant détente et exploration. Le « snorkling », ou plongée avec masque et tuba, était prodigieux en grande partie grâce au fait que le Tranquility Bay Resort est l’hôtel le plus septentrional de l’île et est au-dessus de la dernière percée à travers le récif pour rejoindre l’Atlantique avant Rocky Point, l’un des deux seuls endroits dans le monde où le récif se connecte à la terre. Cela donne une crique abritée qui permet une exploration en toute sécurité des magnifiques coraux immergés. Ceux-ci se trouvent à une profondeur variant de un à deux mètres seulement. Nous avons vu pléthore de ces petits poissons des récifs, de gros barracudas, de raies-léopards et de rascasses nageant tout autour de nous. Combien d’heures nous avons passées chaque jour à planer au milieu d’ailes immenses et du corail… Dieu merci, on nous avait dit d’amener de la crème, aussi nous avons pu éviter les coups de soleil!

Leur club de plongée, certifié PADI, était magique. J’ai été diplômé il y a plus de dix ans et n’était pas redescendu sous l’eau tellement depuis, aussi ils m’ont programmé une séance de remise à niveau, juste pour être certain que j’étais vraiment à l’aise dans l’eau. Après avoir vérifié que je n’étais ni dangereux pour moi-même ni pour les autres, nous avons fait une sortie juste derrière le récif, situé à moins de cent mètres seulement de la plage, à descendre des canyons de corail phénoménaux. Ces canyons, perpendiculaires à la côte, regorgent d’une vie incroyablement diversifiée. Alors qu’une grande partie des récifs plus en profondeur semble être recouverte de sable blanc, ces canyons débordent de vie aquatique. Deux plongées d’environ 85 minutes étaient précisément ce qu’il me fallait pour me remettre dans… Le bain.

Le meilleur moment fut quand que le maître de plongée a choisi une jeune femme d’un hôtel voisin et moi, et puis … L’océan était à nous. Le fait de plonger dans une eau si claire et si chaude sans se heurter à une tonne de gens était surréaliste.
« Requins et allée de raies » était une autre excursion que nous avons faite en groupe. La région est renommée pour ces deux vedettes, aussi nous avons été agréablement surpris de voir également autant de mérous, d’anguilles, de limaces de mer, et de bancs entier de poissons grouillant de part et d’autres de la brèche dans la barrière de corail. Les requins-nourrices n’eurent pas vraiment envie de s’attarder dans les parages après avoir été nourris. Pourtant, caresser leur peau semblable à du papier de verre devint un jeu d’enfant après que notre guide en eut ramassé un d’environ 15cm et l’ai renversé sur le dos, le mettant en transe pour un bref instant. Les raies, quant à elles, étaient énormes et très joueuses. Elles ont travaillé avec diligence pour obtenir du poisson à partir d’une coquille de conque que notre guide avait placée par trois mètres de profondeur, sur un fond sablonneux couvert d’algues. Il en a nourri deux, tenant délicatement leurs museaux pour que nous puissions les toucher. Bizarrement, ça m’a rappelé un peu des champignons mouillés.

Pour finir, nous nous sommes rendus au nord de la trouée creusée par les Mayas, à la main à travers les mangroves il y a des siècles, qui sépare le Mexique du Bélize. Nous avons plongé à Bacalar Chico, ayant repéré par deux fois un lamantin qui paissait. Que ces animaux sont gracieux ! Nous avons ensuite visité un site funéraire maya où des centaines de corps ont été enfouis sous un tertre massif. Presque toutes les tombes ont été exhumées en raison du manque de soutien du gouvernement pour prendre en charge la région, du respect pour les morts ainsi que des malédictions qui s’abattent sur quiconque qui tenterait de voler les trésors enterrés avec les morts.

Dans l’ensemble, je recommande vivement de découvrir ce paradis terrestre tropical. L’exotisme combiné au confort moderne constitue en effet le summum de la détente. Si on ajoute en outre tout le temps passé à explorer les richesses infinies de la barrière de corail, je dirais que nous avons eu les meilleures vacances imaginables. Vraiment, c’est un endroit à visiter.

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